Le campus de l'Université Laval Crédit photo Jocelyn Bernier, Le Soleil

CITÉ UNIVERSITAIRE — Le syndicat des professeurs et des professeures de l’Université Laval  (SPUL) attend les propositions de Québec avant de prendre position sur l’adoption possible d’un projet de loi sur les régimes de retraite pour les universités.

«On verra ce que la loi va proposer» a déclaré Yves Lacouture, président de la SPUL, à propos de l’émission de solutions par le syndicat pour éponger les déficits de la caisse de retraite des enseignants. Il estime que tant que les modalités de partage des pertes ne seront pas connues, il est impossible de tenter de régler le problème. Yves Lacouture demeure prudent à commenter la situation.

Cependant, si le projet de loi est similaire à celui sur les régimes de retraite des employés municipaux, le syndicat n’a pas les ressources financières pour éponger la facture.  «Dans l’état actuel de la loi [la loi 3 au niveau des municipalités], on ne peut pas assumer le déficit du régime de retraite», a déclaré le président du SPUL en entrevue avec L’Exemplaire.

Mauvaise figure

Le Canal Argent rapportait il y a quelques semaines que la caisse de retraite des professeurs de l’Université Laval était la plus mal en point parmi toutes les universités québécoises. De fait, le déficit à la fin de l’année 2013 s’élevait à 271,9 millions de dollars pour 1729 enseignants actifs ou retraités.

Yves Lacouture a tenu à expliquer les chiffres. «Le problème avec le régime de retraite des profs, c’est l’augmentation de l’espérance de vie», a-t-il précisé. Il n’y a donc plus assez de professeurs qui travaillent contrairement à ceux qui sont à la retraite. «Le déficit, ce n’est pas parce que le régime est mal géré, car l’an dernier, nous avons eu d’excellents rendements», a affirmé le président du SPUL.

Lors de sa conception en 1989, la caisse de retraite des professeurs de l’Université Laval prévoyait 15 ans quant aux versements de rente après l’âge de la retraite fixé à 65 ans. Or, aujourd’hui, les retraités vivent de plus en plus longtemps soit bien au-delà de 80 et 85 ans. M. Lacouture précise également que les employés cotisent à 50/50 depuis longtemps au fond de retraite.

L’Université Laval avare de commentaires

L’Université Laval n’a pas voulu commenté l’éventuelle volonté du gouvernement.  La responsable des relations avec les médias, Andrée-Anne Stewart maintient que l’Université désire «préserver la pérennité des régimes et l’équité intergénérationnelle».