La livraison de l'amphithéâtre est prévue pour septembre 2015. — Photo Coralie Georget

QUÉBEC — Le nouvel amphithéâtre multifonctions prévu pour septembre 2015 se concrétise et prend forme pour la plus grande joie du maire de Québec, M. Régis Labeaume. 

La mise en place d’un toit et l’installation des gradins supérieurs aident à imaginer l’ampleur du complexe multiculturel. «Quand tu vois l’avancée des travaux, la mise en place du toit je suis certain qu’il va y avoir un amphithéâtre finalement. Ça commence à sentir le hockey», plaisante M. Labeaume.

Confortable dans leur échéancier, les travailleurs s’activent dans l’avancement des travaux en soirée, et les fins de semaine dès que cela est nécessaire.

Cette grande avancée dans la construction est due aussi au travail acharné des ouvriers cet hiver sous les abris chauffés. «Que l’on ait ça au mois d’avril c’est très surprenant. L’équipe est allée plus loin qu’on ne l’aurait cru, le rêve prend forme», se réjouit le maire.

«On est rendu à 35% et plus dans la construction. Il y a encore beaucoup de finitions à faire, mais le béton et l’acier c’est toujours ce qui prend le plus de temps», se justifie le directeur de projet Jean Rochette. Les structures d’acier devraient être finalisées d’ici août.

Le budget de 400 M$ prévus pour le projet devrait être entièrement utilisé mais si des économies sont faites, elles vont être réinvesties dans des «ajouts» pour satisfaire et attirer au maximum les futurs utilisateurs. Pour l’instant, 7 M$ pourraient être affectés à ces fins.

À l’abri de rien

Un risque de grève plane sur le chantier de l’amphithéâtre dans la construction cet été. Après la grève de l’été dernier, le chantier avait été ralenti mais les ouvriers ont travaillé ardument pour accélérer les travaux cet hiver. Toutefois la menace pour cet été n’est pas écartée. Le contrat imposé par le ministre du travail s’achève en août. Aucune décision n’a encore été prise à ce niveau-là. «Je ne sais pas encore, on va en discuter avec le ministre du Travail, on est un peu nerveux, parce que le plus gros risque à craindre c’est vraiment la grève», indique le maire de Québec. D’autres préoccupations viennent s’ajouter comme un possible retard dans la livraison des matériaux ou un problème lors de la mise en service du site. «Au point où on est rendu, les chances d’imprévus diminuent de mois en mois, mais que tout saute, ou que rien ne marche lors du start-up c’est toujours possible», explique Régis Labeaume.

Le chantier de l’amphithéâtre s’est d’ailleurs préparé à d’autres éventualités comme la présence de la mafia sur le site. Régis Labeaume assure que le chantier est sous surveillance : «Il y a quelqu’un de l’UPAC dédié à l’amphithéâtre qui fait le tour, qui regarde autour, alors je ne suis pas très nerveux.» 

Malgré les craintes liées au déroulement des futurs travaux, rien ne pouvait plus satisfaire le maire que de voir son rêve se concrétiser chaque jour davantage. «Ce qui m’impressionne le plus c’est d’être de l’extérieur et de le voir. Je vois ça gros, je suis comme un enfant, je suis content», confie-t-il.