QUÉBEC – Les changements apportés au Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles permettront d’économiser 15 millions de dollars par année, a déclaré le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Sam Hamad.
Mardi après-midi, c’est en compagnie de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Mme Lucie Charlebois, qu’il a annoncé, en conférence de presse, des modifications majeures pour actualiser le règlement encadrant l’aide financière de dernier recours.
Tout d’abord, la mesure touchant les séjours hors du Québec a été modifiée. Ainsi, une personne prestataire de l’aide-sociale qui s’absentera du Québec durant plus de quinze jours cumulatifs ou pour plus de sept jours consécutifs à l’intérieur d’un même mois sera désormais inadmissible. Cette disposition permet d’assurer que l’aide financière de dernier recours va aux personnes qui résident réellement au Québec.
Également, dès le 1er juillet, les revenus de location de chambres ou de pensions encaissés par les prestataires d’aide financière, lorsque deux chambres ou plus sont louées, seront comptabilisés dans le calcul de l’aide financière accordée. Cependant, ces revenus ne seront pas comptabilisés si le prestataire accueille un membre de sa famille lui aussi prestataire ou une personne nécessitant d’importants soins médicaux quotidiens. On dit vouloir ainsi favoriser la solidarité sociale.
Équité.
« Avec ces modifications, le gouvernement vise une plus grande justice sociale et une meilleure cohérence en ce qui concerne l’aide financière accordée aux personnes prestataires. Elles vont dans le sens de notre engagement à agir de façon transparente et à assurer une plus grande équité, notamment entre les prestataires et les travailleurs à faible revenu », a expliqué M. Hamad.
Le ministre a également insisté sur la volonté du gouvernement à favoriser le retour à l’emploi des personnes prestataires qui sont aptes à travailler. « Occuper un emploi à temps plein est financièrement avantageux et c’est le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté » a-t-il conclu.
Pour sa part, Mme Charlebois était présente parce que les réformes de l’aide financière de dernier recours entraineront des coupes dans les services en toxicomanie. La ministre s’est tout de même vue rassurante :
« J’ai la certitude que les modifications réglementaires annoncées pourront atteindre leur but de cohérence et d’équité sans pour autant affecter l’accès aux services en matière de toxicomanie » a-t-elle affirmé.
Elle a aussi ajouté que le gouvernement serait prêt à accompagner les centres qui en expriment le besoin dans le but d’assurer la continuité de leurs activités.


















