À Québec, ce dimanche 26 octobre, de nombreux citoyens ont voté par anticipation pour les élections municipales prévues le 2 novembre prochain. Le taux de participation a atteint 16 % cette année, contre 13 % lors du scrutin précédent en 2021, témoignant d’un intérêt croissant pour la course à la mairie.

Pour voter, il est nécessaire d’être citoyen canadien, âgé de 18 ans ou plus, résident depuis six mois dans une municipalité, tout en étant inscrit sur la liste électorale. La carte d’information envoyée par la poste n’est pas obligatoire le jour du vote. Gabriel Sauvé-Lesiège, conseiller en communication à Élections Québec, indique qu’ « il faut simplement une pièce d’identité. »

L’organisation du scrutin a été perturbée par la grève de Postes Canada, qui a retardé la distribution des cartes électorales dans plusieurs municipalités. Pour informer les électeurs des modalités et des lieux de vote, celles-ci ont dû adapter leurs méthodes, dont la plateforme en ligne InfoÉlecteur, qui permet aux électeurs d’obtenir leur lieu et modalité de vote. « Dans la loi, il y a l’obligation de distribuer les documents à la porte », rappelle M. Sauvé Lesiège. « Le directeur général des élections peut adapter temporairement la loi, mais ne peut pas la modifier. », affirme-t-il.

Afin d’assurer le bon déroulement du vote, le directeur général des élections, Jean-François Blanchet, a autorisé les municipalités à recourir à d’autres modes de transmission, notamment via des prestataires privés. Selon Gabriel Sauvé-Lesiège, « certaines ont profité d’évènements pour installer des kiosques où les citoyens pouvaient récupérer leurs avis, tandis que d’autres ont eu recours à des services privés de distribution de courrier ». Marcel Domingue, responsable de la salle de vote et représentant du district 10 (Saint-Foy-Sillery-Cap-Rouge), constate l’efficacité de ces mesures « On envoie habituellement ces cartes pour que les gens sachent s’ils sont inscrits, mais avec la grève, ça n’a pas été possible. (…) Vu la grande affluence aujourd’hui, je pense qu’ils ont trouvé! »

Faciliter l’accès au vote


Au-delà des enjeux logistiques, l’accessibilité au vote reste au cœur des préoccupations des organisateurs. « Le président d’élection, (…) doit réserver des locaux disponibles et accessibles. » précise M. Sauvé-Lesiège. La loi sur les élections et les référendums dans les municipalités exige que tous les lieux de vote par anticipation soient accessibles aux électeurs. « S’il y a des chaises roulantes, on met une signalisation à l’entrée, on a aussi des aides pour marquer le vote, une loupe ou un embout pour tenir un crayon selon le handicap. », souligne M. Domingue. Dans la salle d’attente, les personnes plus âgées ou à mobilité réduite sont installées sur des chaises par le personnel municipal qui les accompagne jusqu’à leur cabine de vote.

Pour favoriser la participation citoyenne à long terme, Élections Québec mise également sur l’éducation. Le programme Électeurs en herbe, offre à 700 écoles et organismes jeunesse la possibilité aux plus jeunes de vivre une simulation électorale. Plusieurs municipalités ont installé de petits bureaux de vote pour les enfants, en collaboration avec Élections Québec.

 

Devant la salle de vote anticipé d’une municipalité, un membre du personnel municipal tient une affiche officielle des élections 2025, invitant les électeurs à vérifier l’emplacement de leur bureau de vote. (crédit photo : MANUGUERRA Elisa)