Communément appelé le Vendredi fou au Québec grâce à des efforts de l’Office québécois de la langue française depuis 2013, ce concept américain est maintenant bien ancré dans les mœurs québécoises et canadiennes. Les petites boutiques comme les gros commerces cherchent à attirer une plus grande clientèle à l’approche du temps des fêtes.
Le magasin québécois Club Jouet, par exemple, compte tirer son épingle du jeu en offrant des prix réduits lors de la semaine précédant le Vendredi fou. Chaque jour avant le Black Friday, le Club Jouet offre des soldes sur une marque particulière, en plus de participer au Cyber Lundi. Cette autre journée de rabais suit le Vendredi fou, mais en ligne cette fois, depuis quelques années un peu partout dans le monde.
Le Club Jouet n’est pas le seul à étirer ses rabais sur une semaine complète. La professeure en sciences de la consommation à l’Université Laval, Maryse Côté-Hamel, observe d’ailleurs une transformation des habitudes des consommateurs en lien avec ces rabais prolongés.

Les jours supplémentaires invitent les consommateurs à magasiner toutes sortes de produits. Auparavant, les gens profitaient principalement de la journée du Vendredi fou pour magasiner leurs cadeaux de Noël, mais maintenant, les acheteurs ont plus de temps pour penser à leurs besoins personnels, selon madame Côté-Hamel.
Mais il y a une contrepartie à cela : la période désormais prolongée de ces soldes ne permet plus aux détaillants d’envisager des marges aussi basses que celles que l’on pouvait observer il y a quelques années, selon Maryse Côté-Hamel. En d’autres termes, si les gens ont l’impression que les rabais sont moins impressionnants qu’auparavant, ce n’est probablement pas une illusion.















