Au Stade Telus de l’Université Laval, le Rouge et Or rugby féminin s’est imposé face aux Carabins de l’Université de Montréal, le samedi 4 octobre dernier. Au-delà du résultat, ce sont les émotions partagées sur le terrain qui ont marqué la journée, alors que l’équipe rendait hommage à l’ancienne joueuse Rosalie Charbonneau, récemment disparue.

Le 4 octobre dernier, le Stade Telus a accueilli le dernier match de la saison régulière du rugby féminin de l’Université Laval. Au-delà de la victoire, c’est l’avant-match qui a retenu l’attention. Un hommage à la mémoire de l’ancienne joueuse du Rouge et Or, Rosalie Charbonneau, a été rendu, un moment chargé d’émotion, perceptible autant sur le visage des partisans que sur celui des joueuses. Quelques minutes avant la partie, les deux équipes se sont unies dans un geste symbolique, afin d’observer un moment de silence à la mémoire de celle qui a porté les couleurs lavalloises lors des cinq dernières campagnes.

Cet événement a rappelé à quel point le sport peut rassembler et aider les personnes touchées à surmonter l’épreuve du deuil. Pour plusieurs joueuses, le rugby a été une véritable source de soutien depuis le décès de leur ancienne coéquipière.

« Rosalie aimait beaucoup le rugby. Je pense que pour les filles, continuer à jouer était une façon de l’honorer. Continuer à jouer fait beaucoup de bien. On est chanceux d’avoir un groupe soudé. Ça nous aide à passer l’épreuve ensemble plus facilement », rapporte l’entraîneur en chef du Rouge et Or, François Vachon-Marceau.

Des bienfaits qui aident à se relever

Si pour les joueuses du Rouge et Or, le rugby a été une manière de rendre hommage à leur ancienne coéquipière, plusieurs spécialistes affirment que l’activité physique peut réellement jouer un rôle important dans le processus de deuil. Outre les bienfaits connus sur la condition physique, pratiquer un sport apporte également un soutien psychologique important.

« Le sport peut aider l’individu à traverser un deuil ou un état dépressif grâce aux endorphines sécrétées lors de l’activité. Il est reconnu que cela agit comme un antidépresseur », explique l’infirmière Sophie Poulin.

Bien que le sport ne soit pas un remède contre la peine, il agit comme un moteur pour aller de l’avant. Comme madame Poulin le rapporte, il favorise un meilleur sommeil, libère l’esprit et, lorsqu’il est pratiqué à l’extérieur, permet d’aérer le cerveau. Il aide également à mettre les pensées sur pause, en se concentrant pleinement sur l’effort physique.

« Le sport a sans aucun doute un effet bénéfique qui contribue à une guérison plus rapide. Tant pour le corps que pour l’esprit, les avantages sont nombreux », raconte Sophie Poulin.

Au final, le match du 4 octobre au Stade Telus a montré que l’activité physique peut dépasser le simple résultat sur le terrain. En réunissant corps et esprit, elle aide à transformer la douleur en force et en partage.

Photo des joueuses du Rouge et Or célébrant le dernier essai marqué du match. Crédit Raphaël Bédard