Au terme d’une campagne qui aura duré plus de deux mois, les électeurs de Jean-Talon ont fait élire le candidat du Parti québécois, Pascal Paradis, avec 44% des voix. Celui-ci succède à l’ex-députée caquiste, Joëlle Boutin, qui a remis sa démission le 19 juillet dernier. 

Certains éléments de la campagne ont semblé redondants pour les citoyens. Le troisième lien, par exemple, élément fondamental de l’élection de la CAQ en 2022, n’a pas été un déterminant positif dans le résultat de cette dernière élection.

« Je ne pense pas que le troisième lien en tant que tel était l’enjeu. L’enjeu c’était plus au niveau de la confiance envers les engagements du gouvernement », explique Raphaël Robitaille, professeur en sciences politiques au cégep de Victoriaville.

« Pour un parti qui a eu le pire score de son histoire aux dernières élections, c’est un espoir » — Raphaël Robitaille.

Raphaël Robitaille, professeur en sciences politiques au cégep de Victoriaville (photo : LinkedIn).

Alors que la confiance envers le parti au pouvoir semble s’effriter depuis quelques semaines, le résultat ne fait rien pour rassurer le premier ministre François Legault et son équipe.

Pour les partis d’opposition, et particulièrement le Parti québécois, ce résultat démontre en effet que la CAQ n’est plus invincible.