« Il y a eu deux fractures, pendant la COVID-19 et début 2025 avec le retour de Trump au pouvoir qui représente la fin d’une époque d’échanges commerciaux faciles », souligne Damien Silès, président du CQCD. Washington a imposé des tarifs douaniers de 25 % sur les produits canadiens, suivis d’une hausse de 10 % le 25 octobre, en réaction à une publicité ontarienne critiquant ces mesures. Cette dépendance aux Etats-Unis alimente un boycott massif des produits américains.

Selon le baromètre, 85 % des consommateurs québécois évitent les produits américains et 82 % augmentent leurs achats dans des commerces locaux. Les ménages subissent une hausse de prix sur les produits du quotidien (voitures, vêtements, électroménagers, aliments) puisque d’après le site Statistique Canada 24.9 % des fournisseurs ont ajusté leurs tarifs à la hausse et près de 40 % envisagent de le faire prochainement.
Source : Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) à gauche et La Presse à droite
« On ne s’habitue pas au climat d’incertitude dans lequel on vit, mais on le vit mieux » — Damien Silès
Source: Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD)/ Tableau: L’Exemplaire
Plateformes « déloyales »
Ce contexte économique profite à des plateformes chinoises de commerce en ligne comme Temu et Shein, dont la popularité ne cesse de croître au Québec, notamment en raison de leurs prix ultra-compétitifs. « On remarque une progression continue des plateformes déloyales », note Damien Silès, qui observe une forte présence de la génération Z parmi les acheteurs québécois.
Source: Le Conseil québécois du commerce de détail CQCD/ Tableau: L’Exemplaire
D’après le Baromètre, 30 % des achats en ligne concernent les vêtements. Au cours des six derniers mois, 26 % des Québécois ont acheté sur le site Temu contre 21 % en janvier dernier. Cette hausse se confirme sur aussi sur le site Shein : 20 % des consommateurs ont passé commande en août contre 16 % en janvier.
Source: Le Conseil québécois du commerce de détail CQCD/ Tableau: L’Exemplaire
Les rabais de ces plateformes attirent les consommateurs, mais posent un réel problème écologique : « D’un point de vue environnemental, c’est un désastre : la majorité de ces produits ne sont pas recyclables, de mauvaise qualité et contiennent des colorants et du plastique », avertit M. Silès.
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