Ce mercredi 15 octobre s’est déroulée la rétrospective des premiers diplômés en cinéma de l’Université Laval. Ce sont 6 courts-métrages réalisés par les bacheliers du nouveau programme qui ont été présentés lors de cet événement ouvert au public. Cette soirée a été l’occasion pour ces aspirants cinéastes de revenir sur leur parcours académique.
Réunis dans le pavillon Louis-Jacques-Casault à l’Université Laval, ce sont 7 diplômés du Baccalauréat en cinéma et culture numérique qui ont eu l’occasion de présenter leur court-métrage. Commençant par une allocution de ceux-ci devant la foule d’une trentaine de personnes, les réalisateurs ont partagé les moments phares de la création de leur œuvre. Quelques professeurs du département de cinéma sont également intervenus afin de féliciter leurs étudiants.
La diffusion des courts-métrages a débuté avec le drame Aujourd’hui d’Anaïs Pelletier qui explore les dynamiques d’une famille québécoise dysfonctionnelle. Celui-ci a été suivi du documentaire Really hard worker de Flavie Maltais qui se concentre autour des immigrants travaillant au restaurant Chez Victor. « Je voulais que les gens puissent connaître leur histoire. [Cependant, cela a été] un gros travail d’organisation. Il faut de la minutie, de la créativité et du savoir-être. » a confié la réalisatrice.
Ensuite, le court-métrage Tourterelle triste de Zachary Roberge a été présenté. Ce thriller psychologique suit un jeune homme tourmenté par des images de son passé lors d’une soirée de chasse. Ce film a été suivi du drame Nicki de Dominic Cluzeau-Laniel qui aborde les thèmes de la sexualité et de la découverte de soi. Ce dernier a confié avoir fait appel à une coordonnatrice d’intimité pour plusieurs des scènes du film. « [Les thématiques abordées] peuvent parfois créer des moments compliqués. J’étais donc heureux de pouvoir travailler avec une professionnelle pour que tout se passe dans le respect. » a-t-il partagé.
La présentation s’est conclue avec le documentaire sur la culture autochtone Transmettre l’invisible de Sélina Bédard et Charles Tanguay ainsi que le court-métrage d’horreur Le Chandleur de Victor Lesage. Ce dernier a raconté avoir été surtout inspiré par la beauté d’une maison de campagne lors de l’écriture de ce film qui suit un jeune homme isolé sur une ferme.

Crédit : Olivier Verreault / L’Exemplaire.
Nouveau baccalauréat
Offert seulement depuis l’automne 2022, le baccalauréat en cinéma et culture en est encore à ses débuts à l’Université Laval. Ayant accueilli ses premiers diplômés en 2025, les réalisateurs des courts-métrages présents ont semblé n’avoir que de bons mots pour le programme. « Je suis contente de sortir de ce baccalauréat avec un réseau de contacts. Je sais que je peux écrire à n’importe lequel des finissants du programme si j’ai besoin d’aide. » a confié Sélina Bédard, réalisatrice de Transmettre l’invisible.
Un élément vanté à plusieurs reprises par les diplômés lors de la soirée est le corps professoral, qui réussit à allier apprentissages pratiques et théoriques de façon harmonieuse. « Les professeurs, [ce sont] des professionnels, c’est ça qu’on aime! » a mentionné Zachary Roberge, réalisateur de Tourterelle triste.



















